On nous répète depuis des années qu’il faut mieux « gérer son temps ».
On a inventé des outils, des méthodes, des applications, des plannings… et pourtant, la sensation reste souvent la même : on court après la montre.
Et si le problème venait de là ?
Et si ce que nous appelons « gestion du temps » était mal compris… parce que, justement, le temps ne se gère pas ?
Le temps est fixe… mais pas notre énergie
24 heures. 1 440 minutes. 86 400 secondes.
Nous avons toutes et tous exactement le même capital-temps chaque jour.
Ce qui change radicalement d’une personne à l’autre, et même d’un moment à l’autre, c’est l’énergie dont nous disposons pour utiliser ce temps. C’est le “E” de ma méthode OCTET (voir par ici).
Certaines tâches sont énergivores : elles nous pompent, nous fatiguent, nous vident.
D’autres sont énergisantes : elles nous stimulent, nous motivent, nous donnent envie d’en faire plus.
Or, beaucoup de méthodes de gestion du temps ignorent totalement cette dimension. On peut remplir un agenda de tâches parfaitement organisées… et se retrouver incapable de les accomplir parce qu’on est vidé avant même de commencer.
La vraie clé, c’est donc de calibrer notre emploi du temps sur notre niveau d’énergie. C’est ce qu’explique avec brio Fabien Olicard dans son livre “Votre temps est infini”. Plutôt que de croire qu’on pourra forcer notre volonté à toute heure, il s’agit de mieux se comprendre, comprendre ses modes de fonctionnement
Gérer son temps, c’est aussi prioriser
La gestion du temps n’est pas seulement une question d’efficacité.
C’est avant tout une série de décisions conscientes :
- Qu’est-ce qui est vraiment important pour moi, aujourd’hui, cette semaine, cette année ?
- À quoi je dis oui… et à quoi je renonce ?
- Quelle place je laisse à l’imprévu, au repos, au temps long ?
La priorisation est au cœur de cette démarche.
Elle oblige à regarder les choses en face : chaque fois que nous acceptons une tâche, un projet ou une demande, nous renonçons à autre chose.
Renoncer n’est pas un échec : c’est un acte stratégique qui nous permet de protéger notre énergie et de nous concentrer sur ce qui compte vraiment.
Le problème, c’est que nous confondons souvent urgent et important.
Ce qui crie le plus fort dans notre quotidien n’est pas toujours ce qui compte le plus pour notre vie professionnelle ou personnelle.
C’est pour ça que des outils comme la matrice d’Eisenhower, ou encore un questionnement structuré sur nos priorités, sont utiles : ils nous ramènent à nos vrais choix.
Quatre vérités à retenir sur la gestion du temps
- On ne gère pas le temps, on gère notre énergie.
Identifier les tâches qui nous nourrissent et celles qui nous vident est essentiel.
Cela permet d’équilibrer nos journées et de ne pas gaspiller nos pics d’énergie. - Dire oui, c’est dire non à autre chose.
Chaque engagement pris occupe de l’espace dans notre agenda… et dans notre tête.
Savoir dire non et renoncer à certaines choses, c’est se donner la possibilité de mieux réussir celles qui comptent vraiment. - La priorisation est un choix stratégique, pas une liste de tâches.
Elle demande de se positionner clairement sur ce qui est non négociable… et sur ce qui peut attendre, être délégué ou abandonné. - Le temps est un révélateur de nos priorités réelles.
La façon dont nous utilisons nos journées en dit plus sur nos valeurs que nos discours.
Tout cela demande de prendre conscience de nos mécanismes, des pistes d’action envisageables, ce que je fais avec mes clients en coaching (contactez-moi). Si vous souhaitez y aller en solo, voici quelques conseils:
Et maintenant ?
Plutôt que de vous demander « Comment je peux mieux gérer mon temps ? », essayez :
- Quelles tâches me donnent de l’énergie, et comment puis-je en faire plus ?
- Quelles tâches m’en enlèvent, et comment puis-je les limiter, déléguer ou transformer ?
- À quoi suis-je prête à renoncer pour avancer sur ce qui compte vraiment ?
Parce qu’au fond, la gestion du temps est un art de vivre : un équilibre subtil entre l’énergie que l’on a, les choix que l’on fait, et ce à quoi on accepte – consciemment – de renoncer.
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